22/05/2011
Des nouvelles ....
Après le Progrés me revoilà dans un jury... Cette fois c'est la FNAC qui régale. 4 à 6 livres à lire en moins de 3 semaines... Espérons qu'il n'y ait pas que des pavés. Je vous tiendrai au courant dans tous les cas.
Sinon je viens de finir deux très bons livres : Villa Amalia de Quignard et Venir au monde de Mazzantini.
La note sur la Villa Amelia attend dans mon PC pro. Elle sera postée avant la fin de la semaine. Pour l'autre il faudra attendre un peu.
Avant de me plonger dans un nouveau livre, je surfe, je lis les "courrier international" en retard. Il m'est toujours difficile de choisir un nouveau livre quand le précédent m'a enchanté. Est ce la même chose pour vous?
20:55 | Lien permanent | Commentaires (2)
18/05/2011
Pascal Quignard : "Tous les matins du monde"
Toujours dans le cadre des AIR, j'ai choisi ce livre d'un des auteurs que je ne connaissais pas qui participera aux 5èmes AIR. A noter que parmi 10 auteurs, je n'ai pu réservé que 6 livres car pour 3 d'entres eux / elles, la liste de réservation à la bibliothèque est trop longue pour pouvoir encore les réserver. Il me faudra donc attendre avant de lire Laure Adler et Florence Aubenas (entre autre).
En attendant j'ai découvert "Tous les matins du monde" et ce petit livre (moins de 150 pages) fut un régal. Je l'ai d'ailleurs recommandé à mon cher et tendre. Il n'aime pas les romans mais celui ci devrait lui plaire.
L'histoire d'un homme et de son histoire d'amour avec sa femme (morte) mais aussi et surtout la musique. Une musique qui transcende ce livre. Il y est également question de ses deux filles dont l'une sera trahie par la musique finalement mais aussi de politique.
1ere phrase
"Au printemps de 1650, Madame de Sainte Colombe mourut."
C'est un joli livre, il m'a donné envie de voir le film. J'ai aimé l'écriture. J'aurais aimé qu'il dure plus longtemps. Les mots évoquent la musique mais aussi des images.
Alors du coup, j'ai pris un nouveau livre de Quignard "Villa Amelia" que je pense lire dans les semaines à venir. Je vous dirai si mon impression reste la même.
21:06 Publié dans Littérature Francophone, Livres | Lien permanent | Commentaires (2)
17/05/2011
Carlos Liscano : "Souvenirs de la guerre récente".
Un livre prété par Hélene.
Décidément, ces derniers mois, j'aurai découvert de multiples auteurs sud Américains. Cette fois c'est un Uruguayen.
"J'étais marrié depuis peu et j'avais une maison à moi."
Quand ce jeune marié se fait arrété par les militaires, il ne sait pas qu'il ne reverra pas sa femme de sitôt.
Emmené dans un lieu imprécis, l'homme va découvrir un monde soit disant en guerre mais où il ne se passe rien. Des routines se mettent en place, des petits rien occupent toute sa vie et celle de ses "colégionnaires". La guerre n'est jamais là, un orage devient un événement ultra important. Rapidement l'homme est broyé par cette machine et se plie à ce régime. Lorsque la libération arrive enfin et bien il est trop tard. Cet homme ne perçoit plus la liberté comme un droit mais comme une menace.
C'est un roman étrange. Il n'y est jamais question de torture physique ni même psychologique mais l'enfermement est là et il se ressent profondément. L'écriture est simple mais participe bien évidement à cet effet.
Il faut savoir que Liscano a été enfermé pendant 13 ans en Uruguay. L'écriture lui a permis de survivre. L'avant propos de ce livre est essentiel pour comprendre ce qui se passe dans ce livre. L'auteur fait référence à Buzzati et au désert des tartares. C'est vrai que l'on retrouve cette atmosphère étrange faite d'attente et d'un homme qui passe à coté de sa vie. Mais si dans un cas c'est volontaire dans l'autre le point de départ est la contrainte... à l'arrivée les choses seront aussi inversées... mais je ne veux pas gâcher votre plaisir... Disons que si je devais choisir entre ce roman et "le désert des Tartares" alors c'est celui de Buzatti que je choisirais sans hésitation. Par contre je pense lire un autre livre de cet auteur prochainement car son écriture est vraiment intéressante.
20:44 Publié dans Littérature Hispanophone, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
16/05/2011
"Necropolis 1209" de Santiago Gamboa
Encore un livre dans le cadre des AIR mais cette fois c’est pour 2011.
« Necropolis 1209 » du Colombien Gamboa est un livre déroutant. Après en avoir lu les ¾ et je ne savais toujours pas si j’aimais ou pas. Finalement, c’est un livre qui a de l’intérêt mais que je ne suis pas certaine d’avoir envie de relire ou même de recommander.
Dans la première partie, le personnage est un écrivain qui sort d’une longue maladie qui l’a écarté de ses amis, de sa ville, de sa vie… Il est invité à un congrès à Jérusalem sur les biographies. Bien qu’il n’ait pas vraiment rédigé de biographie, il décide de s’y rendre car le cachet est intéressant. Cela lui donne des perspectives car depuis sa maladie il n’a plus envie d’écrire. Il arrive à Jérusalem en pleine guerre… Il nous raconte la première soirée où il nous présente les différents congressistes qui sont assez particuliers. Il y rencontre une de ses connaissances Israélienne qui semble avoir plus de succès que lui et qui va lui faire découvrir Jérusalem by night. Il fait la rencontre d’une journaliste islandaise qui va les accompagner et qui surtout sera présente lors de la découverte du cadavre d’un des congressistes. Commence alors une enquête et une aventure sexuelle. Fin de la première partie … Entrelacée avec cette première partie, des chapitres sur la vie très mouvementé du congressiste assassiné ….
C’est très cru, dans un style très imagé mais intéressant et très vivant. L’histoire d’une secte qui va se mettre en place avec un messie racontée par un des ses premiers apôtre. Histoires de drogue, de prostitutions, de prisons… avec la montée en puissance du messie qui va petit à petit céder à la tentation de l’homosexualité sur une grande échelle…. Avec un apôtre qui va, lui, découvrir les livres et une seconde rédemption par la culture.
Les chapitres suivants sont des histoires racontées par les différents congressistes on y aperçoit de temps à autre un lien avec les autres congressistes mais c’est très déroutant car il n’est pas toujours simple de les voir ces liens. Toutes les histoires sont des destins assez tragiques. Cela se passe régulièrement en Amérique du Sud. Et au milieu, deux femmes qui ont été en contact avec le congressiste assassiné et qui vont donner une autre vision de ce personnage.
J’oubliais il y a également un écrivain raté, un éditeur très strict, une reine du porno et son mari qui veulent révolutionner le monde grâce à leurs films. Bref très haut en couleurs, tout cela dans un hotel de luxe, dans une ville assiégée.
Le personnage principal se passionne petit à petit pour cette histoire bien plus que pour le congrès. Une histoire qui va chambouler sa vie et qui va exercer un attrait / mimétisme impressionnant. J’avoue que la fin m’a laissé dubitative…
En conclusion une écriture puissante, un vrai style, un roman que l’on n’oublie pas le lendemain mais en même temps une sensation de décousu, de brouillon qui me laisse perplexe.
La première phrase La lettre d’invitation à cet étrange congrès – Congrès International des Biographes et de la Mémoire (CIBM) – était arrivée parmi un monceau d’enveloppes sans importance, aussi l’avais-je laissée traîner plus d’une semaine sur mon bureau, sans l’ouvrir, jusqu’au jour où la femme de ménage, qui se fait parfois un devoir de ranger mes affaires, me demanda : et cette lettre? Au panier?
21:20 Publié dans Littérature Hispanophone, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)



