21/10/2012
Les Bosniaques de Velibor Čolić
Un livre coup de poing. Le sous titre "hommes, villes, barbelés" est très parlant.
Il y a trois grands chapitres qui racontent des histoires de morts, de guerre. Dans la première il s'agit d'épitaphes rédigées pour des anonymes dont aucun journal, aucune TV n'a parlé mais qui en quelques lignes racontent un destin tragique, des tortures.... Ou alors un meurtrier(e). Trois classes Les musulmans, les serbes et les croates. Et même si les atrocités sont plus pressentes dans certaines parties que dans d'autres, on ne peut pas dire qu'un groupe soit entièrement innocentés. c'est poignant.
Dans la seconde partie, il est question de villes et de leurs anéantissements. La liste est longue et les récits tragiques. Une sorte de litanie pour oublier l'oubli. J'avoue avoir reconnu certains noms comme Mostar, Sarajevo, mais je ne connaissais pas Modriča, Visegrad.
Dans la dernière partie il est question de camps de prisonniers. Il y est question de femmes, d'hommes, de mort, de juifs, de honte...
L'auteur qui a connu la guerre et ces camps de prisonnier a écrit un livre dont ma note ne peut que rendre injustice.
Il faut lire ce livre... C'était il y a vingt, c'était à coté, c'était en Europe. J'avais 24 ans et cela me semblait si loin... Je n'y comprenais rien, je n'ai rien dit, rien fait...
Que faut il faire pour éviter une telle guerre? Comment éviter que cela ne revienne? Il y a comme une odeur fétide qui monte de notre époque qui laisse à penser que ces craintes ne sont pas infondées.
Le pire de ces listes est que régulièrement ce sont des voisins qui commis ces meurtres... Guerre civile, fratricide...
La première phrase est une prière "Ave MARIA, gracia plena..."
09:38 Publié dans littérature de l'Est, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
19/10/2012
Kolyma de Tom Rob Smith
La suite de "child 44" raconté hier. Je l'ai lu plusieurs semaines après mais j'ai du retard dans les notes.
J'avoue que j'ai moins accroché. Le super héros qui survit au goulag, à la répression du soulèvement de Budapest... Tout en dénonçant la récupération de l'ère Khrouchtchev par des apparatchiks... Bof bof.
Le personnage de Fraera parait encore moins crédible surtout sur la seconde partie en dénonciatrice du système. Je pense qu'il y a cent pages de trop...
La seule partie un peu intéressante reste sur l'impact de la déstalinisation.
A trop vouloir exploiter un filon, l'auteur n'a pas retrouvé la force du 1er tome.
je ne lirai pas la suite.
1ère phrase sans grand intérêt.
"Durant la grande guerre patriotique, il avait fait sauter le pont de Kalach pour protéger Stalingrad, dynamité des usines, les réduisant à des tas de gravats, et mis le feu à des raffineries de pétrole impossibles à défendre, quadrillant l'horizon de colonnes de fumées noires."
21:23 Publié dans littérature Anglophone, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
18/10/2012
Child 44 de Tom Rob Smith
Voici un livre qui devrait plaire aux amateurs de polars et de romans historiques. Ce n'est pas un grand livre, cela ne vaut pas HHhH mais c'est un bon polar. Il se lit facilement sur la plage ou dans un aéroport. Par contre il faut avoir le coeur bien accroché. J'avoue que j'ai failli abandonner à la fin du premier chapitre. La scène de la famine russe étant un peu trop réaliste à mon gout. Mais n'ayant rien d'autre à lire, j'ai décidé de continuer. Bien m'en a pris.
Roman situé de 1933 à 1953 (année de la mort de Staline), on voit l'impact du Stalinisme sur la vie quotidienne des Russes. On suit la trajectoire de l'officier Leo Demidov. Héro de guerre, devenu officier de la police interne chargé de découvrir les traitres internes. Convaincu de sa mission de travailler pour un monde meilleur, il n'hésite à aucun sacrifice. La vie d'un homme est peu de chose face à la tache à accomplir. Jusqu'à ce qu'un homme dont il va sauver la vie pour mieux la ruiner va lui ouvrir les yeux. Cette rencontre va déclencher une série d'événements qui vont changer sa vie, sa carrière, son mariage, ses rapports avec les autres.
A cela se mêle une histoire de jalousie avec un confrère peu scrupuleux, une série de meurtres qui font penser à un tueur en série qui ne peut exister puisqu'il n'y a pas de crime en Union soviétique. Un fin rocambolesque qui peut ne pas plaire... mais qui est digne d'un polar.
En ce qui me concerne j'ai aimé ce mélange sociologique / polars. J'ai trouvé intéressant de comprendre un peu mieux cette dictature fondée sur la dénonciation de ses proches, de comment le système fonctionnait. J'ai lu qu'un serial killer similaire a existé en URSS mais à une autre époque. J'ai acheté le tome suivant. Je vous tiens au courant dès que je l'ai lu.
La première phrase :"Since Maria had decided to die, her cat would have to fend for itself."
19:22 Publié dans littérature Anglophone, Livres | Lien permanent | Commentaires (2)
Aujourd'hui de l'ombre
Il faut me souvenir que je ne dois pas avoir peur de mon ombre
L'ombre des souvenirs et de la peur est souvent plus terrible que leur poids.
11:21 Publié dans Drôle d'endroit pour une rencontre | Lien permanent | Commentaires (0)
17/10/2012
Aujourd'hui "de l'argent"
En écoutant un Podcast de Matthieu Ricard, moine bouddhiste, j'ai réalisé à quel point l'argent n'était pas un problème. D'après des études réalisées sur le bonheur, celui ci dépend seulement à 15% des possessions matérielles pour le reste il s'agit surtout d'un état d'esprit et de nos relations avec les autres.
Alors bien sur, il faut suffisamment d'argent, je ne parle pas de vivre comme un ermite mais il m'a semblé que le message était que courir après toujours plus n'était pas synonyme de bonheur. A ce moment où je suis à la croisée de chemin, il me faudra me souvenir de ce podcast.
19:19 Publié dans Drôle d'endroit pour une rencontre | Lien permanent | Commentaires (0)
16/10/2012
J'ai une famille formidable
Et oui, ce week end, notre puce a passé la nuit chez Mamie et Papi et nous on en a profité pour aller au ciné voir "Dans la maison" de Ozon avec Lucchini. C'est un film qui sort de l'ordinaire. Les acteurs sont doués. Bien sur Lucchini mais aussi et surtout le jeune Claude Garcia. Jeune homme bien sous tout rapport qui va réussir à tromper son monde et une belle opération de manipulation tout en y laissant quelques plumes...
Nous avons également fait un tour de vélo pour aller à la fete de la science à Lyon et plus particulièrement à la Doua au LMA (Laboratoire des Matériaux Avancés) où nous avons appris des tas de choses sur l'optique, le projet Virgo et les miroirs. C'était vraiment intéressant.
Et tout cela pendant que la puce faisait sa première rando dans le Pilat. Et oui à 3 ans et quelques mois elle a fait 5 km à pieds. Bravo à notre puce et à Tatalie, Mamie et Papie.
19:54 Publié dans Expo, Famille, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)
Aujourd'hui "comme un gosse"
J'ai décidé de reprendre cet exercice quotidien d'écriture. L'automne étant revenue, mes activités extérieures se limitent. L'expression du jour me fait penser à notre puce. Gros chagrin hier. Son Doudou était perdu. Et oui pour une petite fille de trois ans qui va à la maternelle, c'est difficile de ne pas avoir son Doudou. Alors il y a une caisse à Doudou pendant la classe et le fameux Doudou sert pendant la sieste et en cas de gros chagrin. Et voila qu'hier notre puce ne retrouvait pas le doudou. Le chagrin fut à la taille de la perte. Énorme. Et oui, Doudou lapin, c'est celui qui console, qui est là quand la fatigue, l'ennui, la peur n'est pas loin. Alors le perdre c'est un drame. Je n'ai pas assisté à tout cela car j'étais encore au travail mais on m'a raconté.... Finalement ayant un ersatz avec un tour de passe passe, Doudou est revenu... Par contre pas de retour du Doudou 1er aujourd'hui...
Bref un chagrin comme un gosse, c'est entier, c'est ravageur. Mais ce sont de vraies émotions.
15:16 Publié dans Drôle d'endroit pour une rencontre | Lien permanent | Commentaires (0)



