27/02/2011
Vienne la tempête de Leena Lander
"L'enfant, frêle et blonde, se tient au milieu du jardin, silencieuse, immobile.
Que veux tu petite?
Je veux mourrir.
.....
Il suffit s'écarter les bras et d'avancer.
D'un pied léger, léger.
Où l'on veut."
Un nouveau livre du grand Nord, Finlandais plus précisément. Et la Finlande, c'est spécial. Un livre que j'ai failli abandonner mais j'aurais eu tort car finalement la fin m'a vraiment surprise en bien....
Un aller retour entre aujourd'hui et l'avant guerre, la guerre, entre la vie d'Iris qui est en plein divorce et un retour sur l'histoire familiale qui est marquée par la folie. Mais il ne faut pas se fier aux apparences, la folie n'est pas toujours là où on le pense. Des personnages nombreux dont on découvre petit à petit les failles, les forces, les faiblesses. J'ai beaucoup aimé Davida et Natalia mais aussi Sean. Un livre qui parle des pierres, de la nature finlandaise qui est aride dans sa brutalité du grand Nord. Un livre qui éclaire sur une période sombre de l'histoire de la Finlande que peu de Français connaissent à mon avis.
Un livre où la mort côtoie les vivants, elle les lie, les relie... Un livre sombre mais avec de l'espoir quand même. Je ne suis pas certaine que la traduction soit vraiment bonne.
En tout cas un auteur, quel est le féminin d'auteur?? dont je lirai sans doute une autre œuvre mais pas tout de suite car elle est vraiment sombre et mélancolique.
21:06 Publié dans littérature Scandinave, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
23/02/2011
Le phare de Monhegan de Richard Russo
Le phare de Monhegan de Richard Russo
Il s’agit d’un recueil de nouvelles. Il faudrait normalement que j’écrive les premières et dernières phrases de chaque nouvelles mais j’avoue des 7 nouvelles contenues dans ce livre que j’ai lu ces trois derniers jours, 4 me sont réellement restés en mémoire. Pour les 3 autres, il m’a fallu me replonger dedans, c’est dire si elles m’ont marquées….
1- La fille de la Putain ++
2- Poison ++
3- Les mystères de Linnwood Hart ++
4- Allégresse +/-
5- Le phare de Monhegan +
6- La botte
7- Plus loin vous allez +
Dans 5 d’entre elles, il est question d’hommes à la cinquantaine qui souffrent soient de cancers, soit d’infidélités (1-2-4-5-7) … La plupart étant des littéraires / professeurs ou artistes
Dans 2 d’entres elles, c’est écrit du point de vue d’un enfant masculin 3 et 6…
Dans toutes ces nouvelles, il est question des difficultés de compréhension entre homme / femme et du monde adulte par les enfants. J’ai aimé la façon de raconter les histoires. On sent l’anglo saxon, il y a une intrigue, des personnages… bref c’est bien fait, bien ficelé… mais cela sent un peu trop la technique… peut être le format nouvelles ne me convient pas.
Aussi j’ai décidé de vous faire part de ma préférée : « La fille de la Putain ».
« Sœur Ursula appartenait à un ordre de sœurs belges, pratiquement eteint, qui poursuivait de maigres activités spirituelles dans une vieille maison décrépite que le diocèse avait sans doute achetée parce qu’elle avait peu de chance de leur survivre. »
......
« Son regard semblait parcourir les années passées. Puis ses yeux de vielle femme brillèrent d’une lueur de jeunesse : « Ah, mais les flammes, elles sont presque arrivées au ciel. » »
L’histoire d’un professeur de littérature qui a un séminaire de fiction littéraire. Dans son séminaire, il va faire la connaissance de cette sœur Ursula… et si elle est là, ce n’est pas pour la fiction mais pour écrire son histoire. On va la découvrir au fur et à mesure. C’est une recherche du père… qui finalement aboutira à une triste découverte pour Ursula et un renvoi d’image désagréable pour le prof…
20:22 Publié dans littérature Anglophone, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
22/02/2011
"L'Africain" de JM Le Clézio
Depuis quelques mois, j’ai décidé d’utiliser ce blog pour noter mes souvenirs de lecture. Car je dois avouer que si je suis une grande lectrice en quantité, je ne suis pas du tout certaine de l’être en qualité… En effet lisant très (trop sans doute) vite, j’ai tendance à ne pas me souvenir de ce que je lis… Or prendre des notes, ne serait ce que ces quelques lignes, me permet de garder une atmosphère… une opinion des livres que je parcours. Il m’est arrivé de joindre un extrait qui m’a touché ou marqué. Aujourd’hui j’ai décidé d’aller un peu plus loin et de noter la première et dernière phrase des romans que je lis.
Je commence par L’Africain de JM Le Clézio. C’est un livre qui me parait d’avancer sur mon marathon… qui traine mais après tout je n’ai pas d’objectifs de vitesse ;-))
« Tout être humain est le résultat d’un père et une mère. »
….
« Si mon père était devenu l’Africain, par la force de sa destinée, moi, je puis penser à ma mère africaine, celle qui m’a embrassé et nourri à l’instant où j’ai été conçu, à l’instant où je suis né. »
Un livre autobiographique, le premier que je finis de JM Le Clézio.
Un hymne à la gloire de l’Afrique et aussi du père de l’auteur. Peut être plus un hymne d’amour qu’à la gloire d’ailleurs.
JM Le Clézio découvre les deux à l’âge de 8 ans.
En effet bien que conçu en Afrique, il est né en France car sa mère est rentrée accoucher en France. C’est le début de la guerre et la famille va être séparée de ce fameux père, médecin en Afrique dans les colonies Anglaises. Piégé par la seconde guerre Mondiale, le père ne peut rentrer en France. Il découvre ses enfants déjà grands. C’est trop tard, les liens qui se créent en grandissant ne pourront pas s’établir. C’est un père autoritaire, difficile que Le Clézio décrit. Même si il lui reconnait une ouverture d’esprit et une blessure béante qui explique la difficulté de créer des liens d’affection. Dans ce petit livre (104 pages) Le Clézio décrit aussi sa découverte de l’Afrique, de la liberté, de la sensualité, de l’écriture. Il y décrit des sensations physiques uniques et des moments formateurs pour toute sa vie…. Alors que cette période est courte quelques années.
C’est écrit dans une très belle langue, épurée.
Je n’avais pas réussi à accrocher à Désert qui est resté sur ma table de nuit… Mais l’Africain m’a réconcilié avec Le Clézio. Dans la foulée, j’ai lu un recueil d’entretiens « Ailleurs ».
21:17 Publié dans Littérature Francophone, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)



