14/11/2010
XXI : un ovni dans la presse Française...
J’ai découvert la revue XXI. C’est un OVNI dans la presse Française.
Il contient des longs articles, ce qui change de la presse actuelle. Ce sont des morceaux de vie. Je me souviens d’un article sur un médecin qui tente d’avoir une approche psychiatrique différente. Il aborde les sujets de différents points de vue. Dans le dernier numéro, 3 articles sont consacrés à des villes qui ont pour point commun d’être dédiées à une seule industrie. Toyota au Japon, Detroit aux US et une ville Canadienne qui est devenue riche grâce à l’amiante. L’article sur la ville de Toyota au Japon était vraiment passionnant. Dans ce même numéro, un retour sur la guerre d’Espagne qui est vraiment passionnant.
Par contre il faut signaler que comme tous les articles sont faits par des journalistes différents, tout n’est pas de la même qualité…
Sa couverture peut vous surprendre. C’est basé sur la bande dessiné, un peu à la Lichtenstein… Personnellement je n’aime pas mais ce n’est pas non plus pour cela que je l’achète.
Il n’est pas distribué en kiosk (sauf les Relay des gares) mais dans les librairies. Il sort tous les trimestres. A Lyon, on le trouve dans la librairie Coquillettes 6 place Ferdinand Rey 69001. Il coûte 15€, ce qui est raisonnable vu la qualité des articles. Et surtout c’est reposant il est SANS pub.
C’est un choix de modèle économique qui a l’air de fonctionner.
Pour ceux que cela intéresse :
- un article qui parle du lancement et des impacts économiques des choix faits
Bref je vous le conseille.
16:30 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)
12/11/2010
James Nachtwey à la BM de la Part Dieu
Un choc! Un coup de poing dans l'estomac!
Cette expo de Nachtwey vous prend et ne vous quitte pas. Vous avez jusqu'à Janvier 2011 pour y aller.
Le 11 septembre, les orphelinats de Roumanie, les guerres, la famine, ...
C'est parait il le plus grand reporter de guerre contemporain (enfin lui se definit comme anti-guerre) car ses photos sont là pour montrer et dénoncer l'horreur....
En tout cas je vous conseille d'aller voir ici . Vous n'avez pas besoin de parler l'Anglais pour comprendre. En cliquant à gauche on voit certaines de ses photos
J'ai repris une photo de artnet.com que je trouve d'inspiration très Magritte. Vous ne trouvez pas?
21:46 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (0)
11/11/2010
"L'homme qui parle". Suite et fin
Et voilà j’ai fini ce livre. J’ai vraiment beaucoup aimé. Les derniers chapitres sont consacrés à un parallèle entre le peuple juif et ce peuple amazonien (les Machiguengas). Ou comment l’exode permet de survivre.
Un petit extrait sur cet exode justement. J'aime beaucoup Le long du temps. Le long du monde, aussi.
Un bon cru ce Nobel 2010 !
Tout comme le peuple qui marche, les familles durent se séparer les un des autres pour être acceptées. S’ils étaient peu nombreux, s’ils ne faisaient pas d’ombre, les autres peuples leur laissaient un endroit pour semer, chasser et pécher. Parfois ils leur ordonnaient : « vous pouvez rester mais sans semer ou sans chasser. C’est la loi. » Ainsi duraient ils quelques lunes, parfois ; plusieurs, peut être. Mais cela finissait toujours mal. S’il pleuvait trop ou s’il ya avait de la sécheresse, si quelques catastrophe survenait, on commençait à les haïr. « C’est votre faute, leur disait on. Dehors ! » On les expulsait à nouveau et ils semblaient sur le point de disparaitre.
Parce que l’histoire s’est répétée dans énormément d’endroits. Toujours la même comme un seripigari qui ne peut revenir d’un mauvais tournis et continue à tourner, désorienté, entre les nuages. Et cependant, en dépit de tant de malheurs, ce peuple n’a pas disparu. Malgré ses souffrances, il a survécu. Il n’était pas guerrier, il gagnait jamais les guerres et il est là. Il vivait dispersé, ses familles aux quatre coins du monde, et il a demeuré. Des peuples plus grands, de guerriers, des peuples forts, de Maschos, de Viracochas, de sages seripigaris, des peuples qui semblaient indestructibles, s’en allaient. Ils disparaissaient, donc. Il ne restait nulle trace d’eux dans ce monde ; personne ne s’en souvenait ensuite ? Eux en revanche, ils continuent. Ils voyagent vont et viennent, ils fuient. Vivants et errants, donc. Le long du temps, le long du monde, aussi.
Et c’est que ; malgré tout ce qui lui est advenu, le peuple de Tasurinchi-Yahvé ne s’est pas séparé de son destin. Il a accompli son devoir toujours. En respectant les interdits, aussi…..
14:20 Publié dans Littérature Hispanophone, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
10/11/2010
"L'homme qui parle" de Mario Vargas Llosa
Après cette odyssée fellinienne qui m’a laissé relativement indifférente, j’ai continué dans la littérature hispanophone avec le dernier prix Nobel Mario Vargas Llosa « L’homme qui parle ».
Je n’ai pas fini mais je livre une ébauche de résumé.
L’écriture est fluide. L’histoire est prenante bien que cela soit rapidement évident qui est « L’homme qui parle ». Mais est ce vraiment le plus important ?
Le narrateur, en voyage à Florence, plonge dans son passé et ses souvenirs en découvrant une photo. Démarre alors un récit qui mixe réminiscences et extrapolations. Un mixte de la vie du narrateur et de celle de l’homme qui parle. Des chapîtres sur la tribu des hommes qui marche s'entremelent avec la vie du narrateur.
Cela parle du Pérou, d’une tribu qui va être confrontée à la civilisation, de la fascination du narrateur pour un de ses condisciples, de ses retours sur son passé et ses engagements. C’est beau, c’est nostalgique, c’est triste comme le temps qui passe. Je ne sais pas comment vraiment exprimé ce que je ressens ou alors peut être ainsi : est ce que la civilisation est toujours là où l’on pense… les soi disant primitifs / primaires ne sont pas toujours ceux que l’on pense.
C'est une belle histoire.
22:52 Publié dans Littérature Hispanophone, Livres | Lien permanent | Commentaires (11)



