26/01/2013
Madame Chrysanthème de Pierre Loti – 1887
Référence http://www.coolmicro.org/livres.php, source du texte http://litteratureaemporter.free.fr
« En mer, aux environs de deux heures du matin, par une nuit calme, sous un ciel plein d’étoiles. »
J’avais décidé de lire ce livre car il était mentionné dans l’exposition Van Gogh (inspiration Hiroshige). J’avais été intriguée par cette information selon laquelle Van Gogh avait été très influencé par l’art Japonais et que ce récit de Pierre Loti l’avait intéressé. Etant personnellement fascinée par le Japon, j’ai fait deux choses. D’abord j’ai visité l’exposition Hiroshige mais je vous raconterai cela dans une autre note et j’ai lu ce fameux récit.
Autant j’ai été emballé par Hiroshige, autant le récit de Pierre Loti m’a interpellé.
Commençons par ce que j’ai aimé de ce récit. Il est bien écrit. Pierre Loti a un très bon style. Rien de comparable avec Sir Edward George Bulwer-Lytton. Loti maitrise son œuvre et sait utiliser une langue précise et percutante. Il sait rendre vivante ses descriptions et je comprends que cela ait pu « parler » à Van Gogh.
Ecrit à la fin du dix neuvième siècle, une époque où peu de gens ont eu la chance d’aller au Japon et où ce pays est encore peu confronté à l’étranger, son récit nous fait découvrir un pays fascinant. Mais c’est un peu à l’insu de l’auteur, ce qui n’est pas le cas de Sir Edward George Bulwer-Lytton quand il nous décrit Pompei.
En effet le Japon est décrit à travers les lunettes de Loti. Ce sont celles d’un occidental imbu de sa personne, le livre est surtout fascinant par la vision qu’il nous laisse de l’occident et de ce « gentleman » persuadé de la suprématie de sa culture. Loti perçoit les différences de ce pays mais les voit comme des bizarreries, des sources d’amusements, de moqueries plus que comme des apprentissages, des enrichissements.
C’est un livre qui est d’une misogynie assez bluffante. L’auteur nous narre en toute candeur semble t-il son mariage avec une jeune Japonaise : Madame Chrysanthème. Cette jeune femme qui est donc une prostituée va vivre avec lui pendant son séjour à Nagasaki. Il la juge laide, triste, sans âme, quelconque… bref elle semble avoir peu d’attraits à ses yeux. Cela ne l’empêche pas d’être jaloux de sa relation avec son compagnon de navigation. Il soupçonne les deux d’éprouver des sentiments et les épie régulièrement. Il vit sur des apparences et seules ces apparences comptent. A noter que le livre est dédicacé à une femme…
Dans la dédicace, l’auteur mentionne « Bien que le rôle le plus long soit en apparence à Madame Chrysanthème, il est bien certain que les trois principaux personnages sont Moi, le Japon et l’effet que ce pays m’a produit. »
Cette dédicace est révélatrice de l’égocentrisme et de la fatuité de l’auteur. En effet le Japon est moins présent que lui et l’impression que le Japon lui a laissée. Il ne me semble pas qu’il ait pris le temps ou la peine de dépasser ces impressions pour essayer d’en savoir plus. En surfant sur le web, j'ai vu que Loti était retourné 3 fois au Japon et avait revu 'sa copie'. Il semblerait également que son livre sur la Turquie soit nettement meilleur.
16:10 Publié dans Littérature Francophone, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
24/01/2013
Les derniers jours de Pompei de Sir Edward George Bulwer-Lytton
Livre dont on trouvera la source http://www.ebooksgratuits.com avec pour site de référence http://www.mediterranees.net
Ci-dessous la première phrase de la préface de 1834…
« En visitant ces lieux antiques, dont les vestiges exhumés attirent le voyageur aux abords de Naples, peut être plus que, tout à la fois, la brume délicieuse, le soleil sans nuage, les vallées violettes et les orangeraies du Sud ; en contemplant, frais et éclatant encore, les demeures, les rues, les temples et les théâtres d’une localité de l’âge le plus fier de l’Empire romain ; il n’est rien d’anormal à ce que l’écrivain qui s’était déjà efforcé, fut-ce de manière indigne de revivifier et créer, désirât vivement repeupler une fois encore ces rues désertes, restaurer ces ruines élégantes et réanimer ces ossements encore cachés à son regard, traversant ainsi un gouffre de dix-huit siècles et éveillant à une seconde existence la Cité de la Mort ! »
Cette phrase résume parfaitement l’intrigue de ce livre. L’auteur a créé une histoire qui se passe juste avant la fin de Pompei. Elle est typique du style de l’auteur. La suite est à l’identique.
Des passages pompeux, des descriptions attendues, des aprioris, des poncifs qui se suivent. Voici un exemple «… son crane rasé était si déprimé et son front si étroit que sa conformation le rapprochait beaucoup de celle d’un sauvage de l’Afrique, à l’exception des tempes où l’on remarquait l’organe appelé acquisivité par les disciples d’une science dont le nom est moderne mais dont les anciens (comme leurs sculptures nous l’indiquent) connaissent mieux qu’eux la pratique ; on voyait sur cette tête deux protubérances larges et presque contre nature qui la rendait encore plus difforme. »
Une pale imitation des tragédies grecques puisque le héro et l’héroïne survivent à cette tragédie. C’est un prétexte pour raconter la vie à cette époque. Les personnages n’ont aucune finesse, ils sont bons ou méchants, beaux ou laids, bref ne vous attendez pas à de la grande littérature.
Il me faut quand même écrire que ce livre a eu un certain succès puisqu’il sera réédité en 1850.
J’y ai, quand à moi, trouvé un intérêt ce sont les descriptions des maisons, des vêtements et des mœurs antiques ainsi que de la confrontation Christianisme versus paganisme. Je ne sais pas à quel points ces réflexions / présentations ont une vérité historique et si elles sont fiables mais je dois avouer que je les ai trouvées intéressantes.
Ce sont elles qui m’ont amenées jusqu’au bout de ce livre.
« Hé, Diomède bonne rencontre ! Soupez-vous chez Glaucus cette nuit ? »
21:06 Publié dans littérature Anglophone, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
22/01/2013
L’Iliade et l’Odyssée d’Homère
Cela faisait longtemps que je voulais lire cette œuvre mais je craignais la lourdeur de la langue antique. Et bien je ne sais si j’ai eu de la chance ou si la version numérique est expurgée mais j’ai eu une très bonne surprise. Ces deux épopées se lisent aisément.
J’ai pu ainsi faire le lien entre le jugement de Pâris, Helene, Troie et Achille. Par contre dans cette version de l’Iliade, le rôle d’Ulysse est limité dans cette partie puisqu’il est un intermédiaire entre Agamemnon et Achille. En outre, l’Iliade se finit sur le cheval de Troie mais c’est une chute rapide et vraiment le nœud de l’histoire n’est pas ce cheval ni même le jugement de Pâris mais la guerre des dieux et les oppositions entre Achille et Agamemnon.
Concernant l’Odyssée on y retrouve Ulysse qui est loin d’avoir fait un beau voyage par contre le long voyage y est. Je n’ai pas retrouvé l’épisode des écuries d’Augias. On retrouve Ithaque et Pénélope et j’ai découvert la fin que je ne connaissais pas bien où Ulysse va combattre les prétendants.
C’est écrit simplement et efficacement. Je me ferai un plaisir de relire ce livre et cela m’a donné envie de lire d’autres légendes grecques, voire d’autres versions. D’après la préface, le document est basé sur le livre adapté par Jane Werner Watson Editions des deux coqs. Document réalisé par Jean Philippe Marin, qu’il en soit remercié.
Voici son site www.iliadeodyssee.com et son adresse jpmarin@videotron.ca
Première phrase de l’Iliade : « Un jour, il y a près de trois mille ans, un navire peint de brillantes couleurs, entrait dans un port du pays qui s’appelle encore la Grèce. »
Première phrase de l’Odyssée : « Voici l’histoire d’Ulysse, fils de Laerte, de qui le monde entier connait la renommée. »
21:01 Publié dans Coup de coeur, littérature de l'Est, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
21/01/2013
Contes humoristiques d’Alphonse Allais : dernier livre lu en 2012
Livre dont trouvera la source http://www.ebooksgratuits.com
39 courtes nouvelles dont voici la première phrase de la première.
« Le Capitaine Mac Nee, plus généralement connu dans la marine écossaise sous le nom de capitaine Steelcock, était ce qu’on appelle un gaillard. »
Qu’écrire sur ce livre ? C’est plaisant. Une succession de courtes narrations, prétexte à faire de bons mots. Il ne s’agit pas de faire de l’analyse de l’époque mais de l’humour. C’est souvent drôle. L’auteur ne se ménage pas et pratique l’auto-ironie. Il décrit ses personnages avec soin et on lit avec plaisir ces courtes nouvelles. Mais il n’y a là, rien d’inoubliable en ce qui me concerne.
21:04 Publié dans Littérature Francophone, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)



