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17/05/2012

Jorge Semprun : l'écriture ou la vie

Encore de la littérature de camp de concentration?

Non pas vraiment, c'est un récit autour de l'impact / du rôle que joue l'ecriture dans la vie de Semprun. Et le titre est un résumé de sa situation. Pendant une dizaine d'année à son retour de Buchenwald, il ne pourra pas écrire son expérience car l'écriture le ramène / amène à la mort.

C'est un livre puissant. Ce n'est pas du pathos. L'auteur livre ses doutes, ses sentiments. C'est parfois poétique avec des symboliques puissantes comme la neige qui confond / rappelle les cendres. Il fait des aller retour dans sa vie de communiste, d'apatride, d'étudiant en littérature. Il revient sur des rencontres, des textes qui lui ont donné de la force.

Il parle de son expérience de la mort qui ne peut pas être vraiment vécue. Mais pour les revenants des camps de concentration a été un quotidien, une sorte de compagne permanente.

Il y a des passages qui m'ont marqués, j'essayerai de les mettre en ligne bientôt.

Je n'avais pas trop le moral quand j'ai commencé ce livre et bien il m'a permis de vraiment relativiser mes petits soucis de travail et de passer à autre chose.

15/05/2012

Aujourd'hui: Enfant ou le destin miraculeux d'Edgar Mint de Brady Udal

Je pourrais vous parler de la 10eme merveille du monde : ma fille mais je risque de vous ennuyer donc je prefère vous faire le compte rendu du dernier livre que j'ai lu.

Le destin miraculeux d'Edgar Mint. Un livre drôle et poignant à la fois. J'ai adoré ce petit bout de bonhomme. Il y a des moments hilarants, d'autres révoltants. Une belle découverte.

Un métis Apache se fait écraser mais survit de façon inattendue. Sorti d'un comas profond, il va faire sa rééducation dans un hôpital miteux où il va rencontrer un des piliers de sa vie. Art: alcoolique au grand coeur. Parti dans un orphelinat, il va découvrir l'enfer avant de connaitre une rédemption chez les mormons. Mais si l'enfer peut contenir des bons moments (Cecil), le paradis n'est pas toujours pavé que de bonnes intentions. Persuadé d'être responsable du destin tragique des gens qu'il est amené à aimer, Edgar va fuir et s'occuper de son ange gardien / démon. Puis il accomplira ce pour quoi Dieu l'a amené sur terre.... La fin est inattendue alors je ne vous en dis pas plus.

Drôle et tragique, les larmes me sont venues à plusieurs reprises mais le rire est aussi très présent. C'est un livre dans la droite lignée des John Irving.

Décidément le destin des enfants tient à peu de chose. Mais dans tous les cas, les rencontres peuvent permettre une résilience quand une naissance là où il ne fallait pas ou avec des parents qui n'assument pas du tout laissaient présager du pire.

Tous les enfants ne laissent pas égaux, même / surtout en Amérique.