31/12/2011
1Q84 Livre 1 Avril - Juin de Haruki Murakami
J'aime la littérature Japonaise. En 2011, j'ai lu 6 livres dont les auteurs sont Japonais, soit 10% de toutes mes lectures. C'est un monde différent qui me permet d'appréhender, de toucher un peu cette culture fascinante.
Et dans la littérature Japonaise, en ce qui me concerne, il y a un auteur qui sort du lot... C'est Murakami (attention Haruki pas Ryu).
Cet auteur a une écriture reconnaissable entre toute. Il écrit des histoires où le réel et la fiction se mélangent sans que l'on sache toujours où l'on est. Il y est question de solitude. Je pense que c'est vraiment la marque de Murakami, la solitude et la fragilité de ses personnages. Les hommes et les femmes se croisent mais ne se rencontrent pas vraiment ou alors pour des instants éphémères. C'est un univers onirique.
On parle régulièrement de Murakami pour un prix Nobel de littérature. Je pense (mais qui suis je pour dire cela) qu'il le mériterait bien...
Dans ce dernier roman, l'atmosphère est plus lourde, de façon grandiloquente (mais je ne sais pas comment l'exprimer autrement) on sent la présence du "mal". C'est peut être moins onirique et plus fantaisy si on doit vraiment mettre une étiquette. Je ne vais pas en faire un résumé car il est facile d'en trouver un sur internet et puis il me parait difficile de le faire sans vous dévoiler l'intrigue.
J'aime cette façon d'alterner les chapitres qui permet de retrouver les 2 personnages principaux. Cela augmente le suspens. Tous les deux ont plus en commun que ce que l'on peut penser de prime abord.
J'aime les descriptions, les fêlures de ces personnages, leurs peurs et leurs attentes.
Il y est question de sectes, de violence aux femmes, d'enfants, ...
Pour ceux que cela interesse, il faut savoir que Belfond a choisi de publier 1Q84 en 3 tomes alors qu'au Japon il n'y en a que eux... Il n'y a pas de petits profits...
J'ai hate de lire le second tome que je viens de recevoir à Noël. Merci Nath et Seb
"La radio du taxi diffusait une émission de musique classique en stéréo. C'était la Sinfonietta de Janacek."
18:32 Publié dans Littérature Japonaise, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
30/12/2011
"Sous la dictée des choses" de Alain Fleischer
Un livre lu en juin, un des rares livres non finis de 2011. Sa note est également à la traine. J'essaie de me remémorer ce qui s'y passe.
Je me souviens de nouvelles. Des nouvelles dont le point commun sont d'avoir un rapport avec les collections ou le fait de collectionner. Des personnages ou des objets qui se croisent, que l'on retrouve parfois dans des circontances très variées
C'est bien écrit. Il y a des atmosphères très différentes et des histoires où l'on aimerait en savoir plus.
Mais ce livre ne m'a pas laissé de souvenirs impérissables. Peut être mon absence de nostalgie me rend peu sensible à ce type de livre / d'écriture / d'histoire.
Pour rédiger cette note, je le ressort de ma bibliothéque et me replonge dedans. Je vais le mettre dans ma liste de livres à finir. Peut être reviendrai je compléter cette note.
Première phrase de la première nouvelle : "Celui qui me précède"
"Il se peut que cet homme soit devant moi depuis longtemps déjà sans que je l'aie remarqué"
18:32 Publié dans Littérature Francophone, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
29/12/2011
Aharon Appelfeld "la chambre de Mariana"
Après Tsili, c'est le second roman de Appelfeld au programme de 2012.
C'est une histoire bouleversante.
Le début raconte la lente dégradation de la situation en Ukraine où le nazisme s'installe. La mère d'Hugo est une eternelle optimiste mais elle doit peu à peu faire face à une situation innimaginable. Comprenant que son fils ne peut survivre que si il est caché. Elle tente désespèrement de trouver une famille d'accueil.
Une amie de sa mère, la seule qui va accepter de le prendre au péril de sa vie, est prostituée.
Hugo, fils d'une famille de pharmaciens d'origine juive mais non pratiquante, va alors se retrouver caché dans un débarras d'une maison close. Une bonne partie de ce livre raconte le séjour dans ce débarras entrecoupé de séjour dans la chambre et le lit de Mariana. C'est la découverte d'une autre monde. Le récit de la vie et des souffrances de Mariana. Puis c'est la fuite et la libération des juifs des camps de concentration. Libération qui ne raméne pas les parents de Hugo et qui vont lui prendre Mariana puisque la vengeance des populations qui reste vont s'exercer sur les plus démunies et les plus faibles : les femmes...
C'est un petit livre avec une écriture séche. C'est simple et percutant...
16:09 Publié dans Littérature Moyen Orient, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
28/12/2011
L'histoire de l'amour de Nicole Krauss
Voici un livre qui est vraiment difficile à résumer.
Il y est question d'un livre, d'une histoire d'amour, d'Alma ou plutôt de plusieurs Alma, de la Shoah, du fait d'être juif, de la mémoire, du deuil, des trahisons, de Dieu... Le livre parle à plusieurs voix et de plusieurs époques, entre la Pologne de la guerre et New York des années 2000... D'une famille dont le pére décédé laisse la famille désemparée.
C'est un livre labyrinth, il est parfois difficile de s'y retrouver.
Je l'ai lu en septembre en Grèce, je lisais tard dans la nuit... Je ne l'ai pas laché mais il m'a été difficile parfois de suivre tous ces destins qui s'entrelacent. Je pense le relire dans quelques années afin de suivre tous ces personnages et savoir qui est qui.
En tout cas c'est un beau roman, une écriture qui ne vous lache pas.
16:01 Publié dans littérature Anglophone, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
27/12/2011
La tristesse des anges de Jon Kalman Stefansson
J'avais adoré le premier livre de Stefansson : "Entre ciel et terre", voilà le second tome de cette saga Islandaise. On y retrouve le gamin et on découvre Jens...
Ils vont partir tous les deux au bout de l'Islande... enfin dans l'Islande du début du 20eme siécle. Des endroits où l'on ne peut venir qu'à pied et où la neige est souveraine. Les tempetes se succèdent. Certes nous sommes sur la terre mais elle n'est pas plus clémnte que la mer du premier tome.
L'écriture de Stefansson est toujours aussi fluide. c'est du bonheur page après page. La traduction est toujours aussi belle. Les personnages se succédent. Et bien que la misère soit présente à chaque histoire, l'auteur trouve le moyen de la décrire d'une façon juste et non larmoyante.
Il y est question de poésie mais aussi de la force des mots. Et les mots sont vraiment la force de Stefansson. C'est une des écritures les plus puissantes que j'ai pu lire
A la fin de ce second tome, il me reste à attendre le troisième pour connaître la fin.
16:29 Publié dans littérature Scandinave, Livres | Lien permanent | Commentaires (1)
26/12/2011
"Le caveau de famille" de Katarina Mazetti
Bonne nouvelle les protagonistes du "mec de la tombe d'à coté" sont de retour.
Benny et Desirée se retrouvent et passent un contrat... 3 essais pour un bébé. Le résultat? 3 enfants et une vie quotidienne pas super marrante.
Alors le ton, l'écriture sont relevés comme dans la tombe d'à coté... mais avec la vie quotidienne, c'est plus difficile de faire réver. Et puis il y a quelques invraisemblances ... pourquoi ne pas prendre la pilule les difficultés financières existent en Scandinavie mais pour avoir vécue plusieurs années dans cette région, on peut raisonnablement trouver que la complainte est un peu sévère...
Alors oui c'est un roman sympa mais si vous voulez rire et que vous ne connaissez pas Mazetti commencez plutôt par "le mec de la tombe d'à coté".
16:00 Publié dans littérature Scandinave, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)



