Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/02/2012

Biennale de Lyon 2011

En 2011, nous avons eu l'occasion de visiter la biennale de Lyon. Dispatchée sur plusieurs lieux, cette exposition intitulée une terrible beauté, a été l'occasion de jolies balades et de belles découvertes

 

Nous avons beaucoup aimé l'expo de la Sucrière mais il faut dire que le lieu s'y prête particulièrement. J'ai aimé l'œuvre gigantesque de Robert Kusmirowski – Stronghold 2011. Elle m'a rappelé cette nouvelle qui se passe pendant une guerre et où les personnages sont enfermés dans un appartement. Le froid sévit, ils ont tout brulé. Il ne reste que des livres. L’histoire parle de quels sont les livres indispensables… Est-ce qu’un livre, des pages, des mots peuvent réchauffer quand il ne reste rien d’autre ? Bref c’est un beau montage. Il y avait également cette pièce avec des rideaux de toutes les couleurs, celle de Ulla Von Brandenbourg avec l’eau et la boule dans l’espace d’Erick Beltran… Bref beaucoup de choses à voir et à découvrir

 

L’exposition de l’usine T.A.S.E était étonnante avec cette odeur pénétrante et prenante à la gorge puis ce mélange kitsch de parc Versaille dans une friche industrielle. Cette soucoupe volante dérisoire et autres œuvres différentes

 

Les expos du Mac et de la fondation Bullukian m’ont moins plues sauf peut être la première du MAC. Beaucoup d’artiste de l’ex Europe de l’Est.

 

Plus de 200 000 visiteurs.

 

Nous attendons la prochaine avec impatience. 

17:05 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (0)

16/02/2012

La liseuse de Paul Fournel

J'ai bien de la chance. On m'offre régulèrement des livres. Pas moins de deux cette semaine... quand je vous dis que je suis une veinarde. Mardi c'était mon amie grande lectrice qui m'a fait un clin d'oeil "Sempé et Modiano"... j'y reviendrai bientôt et hier mon kjaereste qui m'offre "La liseuse".

J'ai commencé hier soir et j'ai fini dans l'après midi. Il ne fait que 180 000 signes et blancs soit 217 pages. Je connais le nombre de signe car l'auteur précise que ce roman épouse la forme d'une sextine.

Comment vous ne savez pas ce que c'est? Et bien moi non plus jusqu'à aujourd'hui. Je vous laisse chercher dans votre encyclopédie préférée. Résumé rapidement il s'agit d'une forme poétique qui impose la contrainte d'utiliser les mêmes mots en rime avec une rotation imposée. Une véritable prouesse car cela n'alourdit pas le style. Cela me rappelle Italo Calvino qui je crois s'imposait ce genre d'exercices dans certains de ses livres. Pour moi, c'est d'autant plus important que je n'ai pas ressenti de lourdeur dans l'écriture. C'est un livre plaisant à lire pour diverses raisons.

L'histoire est intéressante et nous fait rentrer dans un monde qui me fait fantasmer : celui de l'édition. On découvre un vieil éditeur: Robert Dubois. Eprouvé par son travail, il a perdu le goût de la lecture, de la litérature. Il a vendu sa maison à plus grand et fait parti des meubles mais il ne maitrise plus grand chose. Ses auteurs le quittent pour d'autres, ses employés s'inquiétent pour lui, il n'a plus d'envie... Jusqu'à ce qu'il croise une jeune stagiaire qui lui apporte une tablette. Et ces deux rencontres (la stagiaire et la tablette) vont bousculer, bouleverser sa vie. Il va retrouver des envies, faire des projets, jouer au potache... Ne voulant pas déflorer le sujet pour ceux qui passerait par là, je n'en dis pas plus.

J'ai beaucoup aimé l'écriture de P Fournel. Il y a beaucoup de reférences littéraires, et je ne les ai pas toutes vues. Son style est percutant, il réussit des descriptions assez drôles et brillantes de choses qui n'ont pas beaucoup de place habituellement dans la littérature comme l'artichaud ou la sole... Il réussit à nous faire découvrir le métier d'éditeur en ne cachant pas les déconvenues. Il y a également des descriptions sur les futurs possibles de la littérature et du livre numérique qui sont intéressantes. A voir ce qu'il en sera dans 20 ans.

Il fut un temps où l'édition numérique m'a tentée en tant que reconversion. Et bien ce livre m'a donné plus d'envie que beaucoup d'études ou conférences auxquelles j'ai pu assister. Par contre il m'a également fait réaliser que j'aime les livres mais cela doit rester de l'ordre du loisir et ne pas devenir un travail. J'avais eu ce ressenti quand j'avais enchainé ces livres à lire dans le cadre de prix littéraires. J'aimais découvrir des auteurs que je ne connaissais pas mais j'aimais moins devoir lire certains jusqu'au bout.

C'est drôle, ce n'est pas larmoyant (même pas la fin). Bref j'y ai pris beaucoup de plaisir.

Quelques phrases prises au hasard "La nuit est épaisse, grasse. A trois heures et demie, elle est à son plus noir, à son plus silencieux. ... J'en veux à ce métier de m'avoir tant et tant empêché de lire l'essentiel de lire des auteurs bâtis, des textes solidement fondés, au profit d'ébauches, de projets, de perspectives, de choses en devenir. Au profit de l'informe."

Et pour finir la première phrase comme d'habitude ici. "Longtemps j'ai croisé les pieds dessus pour un peu de détente, d'élévation, pour un peu plus de sang au cerveau, maintenant il m'arrive de plus en plus souvent d'y poser la tête, surtout le soir, surtout le vendredi soir."

13/02/2012

Lecture en cours

Et voila l'année est bien entamée et me voila déjà en retard sur mes notes.

Dans les semaines à venir, il me faudra vous parler :

- du second tome de 1Q84 de Murakami : ma première lecture de 2012

- Le monde sans enfant de Philippe Claudel

- Le dernier tome de la saga de Jean Auel


Bref de quoi faire pendant les vacances.